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Le facteur masculin : ce que disent les chiffres, et ce sur quoi ils divergent

La part du facteur masculin dans l'infertilité de couple est citée partout, presque toujours avec un seul chiffre et sans sa source. En réalité, trois institutions sérieuses en donnent trois répartitions différentes, et cette page les affiche côte à côte.

Trois sources, trois répartitions

L'American Urological Association, d'après les travaux de Thonneau et de ses collègues publiés en 1991, retient qu'un facteur masculin est présent dans environ 50 % des infertilités de couple, et qu'il est la seule cause suspectée dans environ 20 % des cas.

L'Inserm retient de son côté une répartition d'environ 30 % de causes purement masculines et 30 % de causes mixtes.

L'Assurance Maladie présente une répartition en quatre quarts : environ 25 % de causes féminines, 25 % masculines, 25 % mixtes et 25 % inexpliquées.

Pourquoi elles ne coïncident pas

Les écarts ne viennent pas d'un désaccord sur la biologie. Ils viennent de ce que chaque source compte : « facteur présent » n'est pas « seule cause suspectée », et une série de couples qui consultent en centre spécialisé ne ressemble pas à une population générale. Les périodes de recueil diffèrent aussi, la référence la plus citée datant de 1991.

Retenir une seule de ces trois répartitions reviendrait à choisir la plus commode. Nous préférons afficher les trois et dire franchement qu'elles ne s'accordent pas.

Ce que ces chiffres autorisent à dire

Ils autorisent une chose, et une seule : dans un bilan de couple, la partie masculine compte et n'a pas de raison d'être examinée en second. Ils ne disent rien d'un homme en particulier, ni de la cause d'une situation donnée.

Un chiffre issu d'une série de patients est une moyenne de population. Il ne se transpose pas à un lecteur, et il ne remplace évidemment pas un examen.

Ce qui bloque souvent, ce n'est pas le chiffre

Le tabou masculin autour du sujet est lui aussi documenté, et il pèse plus lourd que les statistiques : c'est l'objet de la page sur ce que disent les enquêtes auprès des hommes. Quand la démarche est engagée, l'examen d'entrée côté masculin est le spermogramme, dont le déroulé est décrit ici.

Sources. American Urological Association, d'après Thonneau et al., 1991. Inserm. Assurance Maladie.

Relu le 17 septembre 2026.

Source : American Urological Association d'après Thonneau 1991 - facteur masculin présent dans environ 50 % des infertilités de couple et seule cause suspectée dans environ 20 % ; Inserm - environ 30 % purement masculin et 30 % mixte ; Assurance Maladie - 25 % féminin, 25 % masculin, 25 % mixte, 25 % inexpliqué.

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