Dans beaucoup de couples, la démarche masculine arrive après celle de la conjointe. Cet écart se retrouve dans les données publiées, et cette page les présente avec leur taille d'échantillon, sans en tirer de conclusion sur votre situation.
Un écart relevé dans une étude récente
L'étude PreLiFe, publiée dans JMIR Human Factors en 2025 (référence e65815), a porté sur 106 couples engagés dans un parcours de fécondation in vitro et disposant d'une application de soutien. 18,9 % des hommes ont utilisé tous les modules, contre 49,1 % des femmes, soit 20 hommes et 52 femmes sur 106. À l'autre bout, 37,7 % des hommes ont été classés comme utilisateurs passifs, contre 9,4 % des femmes, soit 40 hommes et 10 femmes sur 106.
Des effectifs petits, à lire comme tels
Ces pourcentages reposent sur quelques dizaines de personnes, dans une seule étude, auprès d'une population très particulière. Deux participants de plus ou de moins déplacent un pourcentage de près de deux points. Le résultat est directionnel : il décrit une tendance observée dans un groupe, il ne prédit rien pour un homme donné.
Le facteur masculin n'est pas marginal
L'American Urological Association, d'après les travaux de Thonneau et ses coauteurs (1991), retient qu'un facteur masculin est présent dans environ 50 % des infertilités de couple et qu'il constitue la seule cause suspectée dans environ 20 % des cas. Là encore, ce sont des répartitions de population, pas une indication sur un couple précis.
Sur la façon dont les hommes concernés abordent le sujet entre eux, la page qui reprend ce que disent les enquêtes auprès des hommes donne les chiffres disponibles et leurs limites.
Ce que ces données ne règlent pas
Aucune de ces sources ne décrit un moyen de faire avancer quelqu'un plus vite. Les mêmes enquêtes montrent d'ailleurs une préférence marquée pour les ressources discrètes et choisies. Si vous cherchez un point de départ, la page par où commencer quand on veut aider son conjoint rassemble ce qui est documenté, et s'arrête là.
Ce que cette page ne dit pas
Elle ne donne raison à personne dans un couple et ne propose aucune façon d'obtenir un examen de qui que ce soit. Les chiffres présentés sont des moyennes de population issues de petits échantillons. La décision de consulter appartient à la personne concernée, et le contenu d'un parcours de soin appartient au médecin.
Sources. PreLiFe, JMIR Human Factors, 2025, e65815, 106 couples. American Urological Association, d'après Thonneau P. et al., 1991.